La Rédaction
L'Équipe du Malheur
Neuf professionnels unis par une même passion : annoncer les pires nouvelles avec le sourire (enfin, un sourire crispé, mais quand même).
Jean-Michel Deparve
Rédacteur en chef perpétuellement las
Diplômé de l'École Supérieure du Pessimisme Appliqué, Jean-Michel dirige notre rédaction d'une main de fer rouillé. Son bureau, tapissé de coupures de presse apocalyptiques depuis 1987, est un sanctuaire du déclinisme. Sa devise : « Si ce n'est pas déprimant, ce n'est pas publiable. »
Martine Nostalvielle
Spécialiste du "c'était mieux avant"
Experte reconnue en regrets générationnels, Martine peut transformer n'importe quelle innovation en preuve irréfutable de la décadence moderne. Sa collection de Télérama des années 80 fait office de référence absolue. Auteure du best-seller « Tout foutait moins le camp en 1973 », traduit dans douze langues dont aucune n'existe plus.
Pierre Castastroche
Expert en fins du monde quotidiennes
Capable de détecter une apocalypse dans un retard de train de 3 minutes, Pierre excelle dans l'art de la dramatisation factuelle. Son tableau Excel recensant les signes de l'effondrement civilisationnel compte actuellement 47 382 entrées, mises à jour quotidiennement. Il a été diagnostiqué « trop anxieux pour le journalisme » en 2019, ce qu'il considère comme son meilleur titre de gloire.
Chloé Deglingace
Stagiaire perpétuellement désabusée
Arrivée pleine d'espoir il y a 6 mois, Chloé a rapidement compris que le journalisme n'était qu'une vaste mascarade. Elle excelle désormais dans l'art du soupir existentiel et du café tiède. Son mémoire sur « L'inutilité fondamentale de l'information » fait référence, notamment dans les écoles de journalisme qui l'ont refusé.
Bernard Bourose
Correspondant territorial du désespoir
Sillonnant la France profonde depuis 1992, Bernard documente méticuleusement la disparition des bistrots, boulangeries et bureaux de poste. Sa série « Villages fantômes de demain » a remporté le prix du reportage le plus déprimant trois années consécutives. Ses reportages ne laissent personne indifférent : ses sujets finissent tous par déménager en ville après sa visite.
Sylvie Sitriste
Chroniqueuse économique de l'effondrement
Ancienne trader reconvertie après avoir prédit (avec succès) toutes les crises depuis 2008, Sylvie transforme chaque indicateur économique en signe avant-coureur de l'apocalypse financière. Son graphique du CAC 40 ressemble à un électrocardiogramme en phase terminale. Elle gère aussi ses propres finances avec le même enthousiasme : son livret A est intégralement investi en conserves et en bougies.
Jacques Cafard
Photographe de l'abandon
Maître inconteste de la photo en noir et blanc déprimante, Jacques capture l'essence même de la désolation urbaine. Ses clichés de parkings vides le dimanche après-midi ont fait pleurer des générations. Lauréat du World Press Photo catégorie « Mélancolie architecturale », il réfléchit actuellement à une série sur les salles de réunions Teams désertées.
Géraldine Glokysta
Responsable des réseaux asociaux
Spécialiste de la transformation de toute bonne nouvelle en catastrophe imminente sur Twitter/X, Géraldine manie le thread anxiogène avec une maestria incomparable. Record personnel : 847 retweets pour son fil « Pourquoi le retour du soleil est une très mauvaise nouvelle ». Elle a été bannie cinq fois de LinkedIn pour pessimisme excessif dans les commentaires d'offres d'emploi.
René Mégot
Éditorialiste enfumé
Quarante ans de journalisme, trois paquets par jour et un cendrier plus rempli que sa foi en l'humanité. René a couvert toutes les crises depuis le choc pétrolier de 73, toujours avec une Gitane au bec. Sa voix rocailleuse et son regard désabusé incarnent le journalisme à l'ancienne. Son bureau est classé zone à risque par la médecine du travail.