David Morens, ancien conseiller scientifique d'Anthony Fauci, a plaidé coupable devant un tribunal fédéral pour avoir dissimulé des milliers d'emails compromettants via son compte Gmail personnel. Le FBI affirme que ces échanges révèlent des tentatives délibérées d'effacer toute trace liant le Covid-19 au laboratoire de Wuhan. Une victoire pour les lanceurs d'alerte, selon les réseaux complotistes.
David Morens, ex-bras droit de Fauci, a dissimulé des milliers d'emails via Gmail pour effacer tout lien entre le Covid-19 et le laboratoire de Wuhan.
Ah, la belle mécanique du scandale bien huilé : on prend un fait avéré – Morens a bel et bien caché des documents liés au laboratoire de Wuhan –, on y ajoute une pincée de « milliers d’emails » et une louche de « tentative d’effacer toute trace », et hop, le tour est joué. La réalité, elle, est moins spectaculaire : le conseiller a plaidé coupable pour dissimulation, point. Le reste – cette idée d’une conspiration pour faire disparaître un lien entre le Covid et Wuhan – relève du storytelling complotiste, pas des charges retenues. Le FBI parle de documents cachés, pas d’un plan machiavélique pour réécrire l’histoire de la pandémie. Mais avouez que « dissimulation de preuves » sonne moins bien que « l’État a menti sur les origines du virus ».
Décortiquer cette affaire, c’est un peu comme regarder un film d’action en version originale sous-titrée : on comprend l’intrigue, mais on rate toutes les nuances. Morens a agi en solo, sans preuve qu’il ait agi sur ordre ou dans le cadre d’une stratégie coordonnée. Pourtant, les réseaux s’emballent comme si Fauci en personne avait dicté chaque email depuis un bunker. Le vrai scandale, ici, n’est pas dans les documents cachés – même si c’est grave –, mais dans la façon dont une affaire judiciaire devient, en trois clics, une preuve de plus que « tout est truqué ». Comme si le système judiciaire américain, pourtant prompt à inculper ses propres élites, était soudain devenu complice d’une omerta mondiale.
Ce matin, dans un café près de la place de la République, un étudiant montrait à ses amis un thread viral sur « l’affaire Morens ». L’un d’eux a soupiré : « En gros, on a la preuve que le virus vient de Wuhan, mais personne ne veut le dire. » Personne, sauf le tribunal fédéral, qui a acté la dissimulation. Mais bon, ça, c’est moins vendeur qu’un complot.
— Jean-Michel Cordier
Sources : Former Fauci adviser David Morens pleads guilty to concealing Covid records.



