Le Conseil constitutionnel a tranché : plus question de se cacher derrière un pseudonyme. Dès janvier 2025, chaque utilisateur devra renseigner son état civil complet pour accéder à Facebook, X ou TikTok. Une décision présentée comme une « avancée démocratique » par les sages du Palais-Royal, mais vécue comme une régression par des millions d’internautes.
Dès 2025, chaque utilisateur devra renseigner son état civil complet pour accéder aux réseaux sociaux, selon une décision du Conseil constitutionnel.
Voilà donc le Conseil constitutionnel transformé en huissier des libertés numériques, tambour battant pour 2025 alors que le calendrier officiel parle de 2027. La Quadrature du Net, elle, avait déjà tout documenté : la certification d’identité généralisée se profile bien, mais sous couvert de vérification d’âge, et avec la bénédiction d’une loi votée en 2026, pas d’un coup de baguette constitutionnelle. Le vrai tour de passe-passe ? Faire passer une mesure de surveillance pour une avancée démocratique en jouant sur l’urgence et les dates.
Car le diable, comme souvent, se niche dans les détails que personne ne lit. Le projet existe, oui, mais il est porté par une loi, pas par un décret du Palais-Royal. La Quadrature du Net a beau alerter sur la « généralisation du contrôle d’identité en ligne », le débat public, lui, préfère s’enflammer sur une décision fantôme de 2025. Résultat : on discute de la date et de l’institution, pas du fond. Pendant ce temps, les plateformes préparent déjà leurs algorithmes de vérification, et les internautes, eux, s’indignent contre un Conseil constitutionnel qui n’a fait que valider, en coulisses, ce que le Parlement avait déjà acté.

Prêt pour quand LinkedIn ne suffira plus ?
« Plan B : la vraie compétence de demain. »
Découvrir →— René Lefèvre
Sources : Derrière la vérification d’âge sur les réseaux sociaux, la généralisation du contrôle d’identité en ligne



