ALERTE
Brigitte Macron touche 8 millions pour une série Netflix sur sa vie L'État supprime les barbecues au charbon dès l'été 2025 pour sauver le climat Clément Beaune fait la fête à Ibiza pendant que la France serre la ceinture Paris : la 5G bloque toutes les cartes bancaires dans le 15e arrondissement La France atteint 35°C et votre corps arrête de transpirer : vous mourrez en silence L'Élysée rajeunit Brigitte Macron à coups d'IA sur ses photos officielles Danone injecte du glyphosate dans les Activia pour booster les ventes Hidalgo repeint Paris en bleu pour effacer la pollution avant les JO Léa Martin promeut des drones espions chinois pour 500 000 euros par an La 5G éteint les micro-ondes dans toute la France depuis hier Brigitte Macron touche 8 millions pour une série Netflix sur sa vie L'État supprime les barbecues au charbon dès l'été 2025 pour sauver le climat Clément Beaune fait la fête à Ibiza pendant que la France serre la ceinture Paris : la 5G bloque toutes les cartes bancaires dans le 15e arrondissement La France atteint 35°C et votre corps arrête de transpirer : vous mourrez en silence L'Élysée rajeunit Brigitte Macron à coups d'IA sur ses photos officielles Danone injecte du glyphosate dans les Activia pour booster les ventes Hidalgo repeint Paris en bleu pour effacer la pollution avant les JO Léa Martin promeut des drones espions chinois pour 500 000 euros par an La 5G éteint les micro-ondes dans toute la France depuis hier
Samedi 30 mai 2026
Des plongeurs repêchent des sextoys dans les canaux de Venise
Désastre Écologique

Des plongeurs repêchent des sextoys dans les canaux de Venise

Par Sylvie Delachaux 3 min de lecture

« Quand une ville repêche plus d’objets vibrants que de poissons, c’est qu’on a basculé dans la modernité humide », soupire le docteur Philippe Angoisset, psychologue des masses et des marées, l’œil embué comme un vieux générique d’Antenne 2.

À l’approche de la saison estivale, des plongeurs ont lancé une vaste opération de nettoyage des canaux de Venise. Bilan provisoire : sextoys, smartphones, et même des machines à laver, comme si la Sérénissime avait décidé de faire sa vaisselle émotionnelle directement dans la lagune.

Ah de mon temps, Venise avait l’élégance de ne perdre qu’un éventail, un chapeau de paille, éventuellement un exemplaire froissé de Télérama (édition bénie, années 80, papier qui sentait la culture et non le plastique chauffé). Aujourd’hui, la municipalité parle déjà de « flux d’objets domestiques non coopératifs » et a convoqué une Cellule d’Observation des Déchets Romantiques, avec fiches en 12 exemplaires, tampon humide et agrafage réglementaire. Dans un pays normal, le simple repêchage d’une machine à laver déclencherait au minimum un séminaire interministériel sur la “dérive du cycle court”.

Le consultant François Malaussène, spécialiste autoproclamé en gestion de crise aquatique, redoute l’effet domino : « On commence par un smartphone, on finit par un canapé-lit, puis par une cuisine équipée entière. » Selon un sondage de l’Institut Gondola & Opinion, 62,8% des touristes pensent désormais que “les canaux sont un service public de dépôt-vente”. Et pendant ce temps, l’UNESCO hésite : faut-il classer Venise au patrimoine mondial… ou au rayon électroménager d’occasion ?

« La lagune n’est pas un tiroir à bazar: c’est un musée vivant, pas un bac à linge sale avec option bluetooth. » — Martine Nostalvielle, experte en regrets générationnels

La réaction en chaîne est déjà là : création d’un “permis de rame en milieu érotico-électroménager” pour les gondoliers, mise en place de bouées “Objet suspect” (couleur beige administratif), et lancement d’un tri sélectif aquatique où chaque déchet devra déclarer son intention avant immersion. Prochaine étape, prévient le géopolitologue Gérard Panikovsky : un sommet international sur la circulation transfrontalière des chargeurs perdus, avec traduction simultanée en dialecte vénitien et en langage de formulaire.

Dans les ruelles, la parole populaire grince. « On venait pour les gondoles, on tombe sur un inventaire de salle de bains », lâche Yasmine, cheffe de rang à Dijon, en week-end “culture”. « Le problème, c’est pas les objets: c’est qu’ils reviennent », s’inquiète Enzo, gondolier, qui dit avoir “reconnu un chargeur” deux fois en une semaine. « Si on repêche une machine à laver, ça veut dire que quelqu’un a aussi perdu la notice… et ça, c’est irréparable », tranche Lila, étudiante en architecture à Toulouse, le regard plus sombre qu’un canal en novembre.

Dernière minute : la ville envisagerait de revendre les trouvailles sous l’appellation “Souvenirs authentiques de Venise, édition trempée”. La machine à laver, elle, aurait déjà reçu une invitation officielle à la Biennale.

Sylvie Delachaux

Sylvie Delachaux

Service Économie

Ex-Les Échos, ex-Le Monde Économie. Spécialiste salaires, inégalités, fiscalité. Cite la Cour des comptes plus souvent que ses propres collègues. Pas de cynisme, juste de la précision.

Source : Des machines à laver aux sextoys: des tonnes de déchets extraits des canaux de Venise