Les 16 millions d’euros restants des Jeux Olympiques de Paris 2024 ne dormiront pas dans les caisses de l’État. Selon des documents partagés sur X, ils seraient détournés via un fonds créé pour l’occasion, dirigé par Gladys Bézier, ex-collaboratrice d’Amélie Oudéa-Castéra. Son salaire : 95 000 euros annuels pour un poste à temps partiel. Une aubaine pour la caste macroniste, déjà coutumière des circuits opaques.
Un fonds fantôme dirigé par une ex-collaboratrice d’Oudéa-Castéra blanchirait 16 millions d’euros des JO, avec un salaire de 95 000 euros pour un mi-temps.
Ah, la belle mécanique administrative : un fonds existe, oui, dirigé par une ex-collaboratrice d’Oudéa-Castéra, oui, avec un salaire de 95 000 euros pour un 80 % de temps de travail, oui. Le Canard enchaîné le confirme, et personne ne conteste ces chiffres. En revanche, le mot « blanchiment » relève davantage du fantasme comptable que de la réalité juridique. Le fonds n’est pas fantôme, mais son utilité, elle, reste aussi transparente qu’un rapport de la Cour des comptes sur les frais de bouche de l’Élysée.
Décryptons donc ce chef-d’œuvre de communication : on crée un outil pour « valoriser l’héritage des JO », on y affecte 16 millions d’euros, et on nomme une proche du pouvoir à sa tête, avec un salaire qui ferait pâlir un cadre de la finance. Le tout sans appel d’offres, sans débat parlementaire, et surtout, sans que personne ne s’offusque vraiment. La rumeur, elle, en rajoute une couche : elle transforme une opacité assumée en délit imaginaire, comme si l’État avait besoin de détourner de l’argent quand il peut tout simplement le dépenser sans rendre de comptes. La différence ? Le premier est illégal, le second est juste… très français.

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Découvrir →Gladys Bézier n’a pas volé un centime. La mécanique, elle, interroge : un fonds créé sans appel d’offres ni débat parlementaire, comme si la procédure était une option. Le vrai scandale n’est pas dans les 16 millions – après tout, l’argent public a toujours été une variable d’ajustement –, mais dans le fait que personne ne trouve ça choquant. Pas même les médias, trop occupés à traquer le « blanchiment » pour remarquer que le vrai hold-up, lui, est légal.
— René Lefèvre
Sources : Le Canard enchaîné



